De la peur de rentrer à la maison

De la peur de rentrer à la maison

Il est des émotions si subtiles qu’il faut déployer des moyens pharaoniques pour travailler à leur mise en évidence.

La peur constitue l’une de ces émotions qui, enfouie dans les replis de notre subconscience, sous les herbes touffues de notre égo, s’entête à saper nos initiatives les plus salutaires en nous maintenant dans un état d’inertie autodestructrice.

La peur que vit aujourd’hui la jeunesse négro-africaine face au retour inévitable à sa spiritualité ancestrale répond exactement à cette hypothèse.

Découvrant de jour en jour la grande supercherie abrahamique qui n’a plus aucune corde à son violon, notre jeunesse ressent aujourd’hui l’impérieux besoin de régurgiter le poison anesthésiant des doctrines judéo-chrétiennes et arabo-musulmanes.

Mais la tâche est à la mesure de la pathologie. Le sujet ayant longuement contracté le mal pour ne faire plus qu’un avec sa maladie.

Pendant que certains ajournent leur traitement, d’autres adoptent l’attitude désespérée de nier les résultats, Ô combien pertinents, d’un diagnostic irréfutable.

Une introspection dans l’univers troublant de cette jeunesse craintive nous dévoile certaines causes, allant des plus logiques aux plus farfelues. Parmi les innombrables causes directes de cette peur, nous en citerons quelques-unes :

 

Une ascendance soumise

En effet le premier élément qui saute aux yeux en observant de près cette obstination stérile est tout simplement génétique. Issue de familles longtemps à genoux devant l’oppresseur musulman ou chrétien, notre jeunesse n’a fait que boire jusqu’à  la lie toutes les impuretés idéologiques, savamment mixées, à travers le carcan institutionnel qu’on lui a imposé. Le respect et la docilité, héritage millénaire de son origine kamite, lui interdisent toute rébellion face aux incohérences souvent trop flagrantes d’un père en déphasage spirituel. La peur s’est ancrée dans l’éducation, trouvant en ce terrain fertile un champ propice à l’aliénation culturelle.

 

Un Dieu intraitable

L’image du patriarche hébreu, sévère et intolérant, qui n’a pas hésité plusieurs fois à s’en prendre à ses propres créatures sur un simple saut d’humeur, a beaucoup contribué à façonner les traits du créateur chez la communauté inculte judéo-chrétienne donc indirectement chez le bédouin arabo-musulman.

Dieu, tel que prêché encore dans nos mosquées et églises, ne badine pas avec ses ordres. Jaloux au comble de la jalousie, cynique et égocentrique, il a déployé toute la teneur de son art à ériger un four crématoire aux dimensions de sa puissance.

La Géhenne, l’Enfer, El Jahanama est et demeurera le logis éternel des impies c’est-à-dire tous ceux qui remettront en question l’enseignement du prophète Abraham. La thèse d’un aller simple vers l’enfer suffira donc à achever le fidèle négro-africain déjà tremblant à l’idée d’une flamme inextinguible et de surcroît allumée par le courroux divin.

Et comme, selon Dieu, cité dans « les livres saints », nos ancêtres, à travers la personne de « Pharaon » de la vallée du Nil, sont déjà les premiers habitants de cette fournaise éternelle en réponse à leur rébellion et à leur libre arbitre, nous n’avons plus à rechercher longtemps l’origine de cette peur suffocante qui embrase le subconscient de notre jeunesse.

 

La solitude post-mortem

Quoi de plus terrible, de plus frustrant que de penser à sa propre mort dans un contexte de rejet total par les siens.

Un corps qu’on renie, un cadavre en putréfaction dans la case ou qui finit déchiqueté entre les crocs des chiens errants est le pire scenario qui puisse couronner la vie d’un homme, négro-africain de surcroît ! Pourtant c’est cette déplorable sanction qui est brandit par le prêcheur abrahamique au nez du récalcitrant kamite pour son inexcusable forfait.

Le « Soudon baga tan ya » ou encore l’absence de toutes cérémonies funéraires saines, constitue aujourd’hui l’épicentre de cette peur qui étouffe la jeunesse négro-africaine face aux brouhahas religieux des doctrines abrahamiques.

 

Des questions aux solutions

La liste ci-dessus n’est pourtant pas exhaustive. Elle tente très modestement de dessiner les contours d’un malaise réel au sein de notre communauté. Nous savons que pour chaque problème existe une solution. Le problème de la peur qui étrangle la jeunesse négro-africaine dans sa reconnexion avec sa spiritualité primordiale doit peut être traitée.

Ainsi pour ce traitement qui s’avère au préalable complexe, une méthode pourtant très simple suffira. Il s’agit de s’y prendre à l’image des grands praticiens face à un abcès intraitable. Profiter de sa dégénérescence pour le crever.

Or l’état actuel de ces doctrines hostiles, plus particulièrement celle de l’envahisseur arabo-musulman, nous dévoile un tableau de violences qui confirme cet état de décadence positif à un traitement définitif. Une remise en question totale de ces préceptes s’avère donc impérative.

Notre nature profonde même, façonnée par une brillante tradition millénaire, est à l’antipode d’une culture de sabre et de sang. Pourtant dans les sillages de l’islam d’aujourd’hui, règne un seul mot d’ordre : semer la terreur en commettant le maximum de meurtres!

Si ces scènes barbares d’un autre temps ne fouettent pas le raisonnement du kamite, elles doivent impérativement éclore chez lui une série de questionnement : Une idéologie bâtie sur des valeurs divines est-elle capable de détruire un seul atome de vie ? De quel côté se trouverait donc la vérité ?

De celui qui, dans un silence mature, préfère se tourner vers la nature, cherchant dans chaque être harmonie naturelle et équilibre spirituel ?

Ou plutôt de celui-là  qui, aveuglé par un tempérament racial nocif à toute notion de paix et de fraternité, choisit d’imposer sa conception de l’univers par le leurre ou, dans le pire des cas, par la violence ?

La réponse à ces questions ne se fera sûrement pas attendre si notre jeunesse sait lire entre les lignes des évènements. L’actualité est chargée de ces faits divers qui chargent directement ces affreuses institutions.

Les récentes séries de scandales pédophiles n’ont pas fini de mettre à genoux une église longtemps en déconfiture, même si l’odeur de l’argent, plus coriace et plus corruptrice, y couvre encore celle du vice. Quand un pape s’éjecte en plein exercice de sa fonction c’est que l’avion du Christ ne tourne plus rond ! Pourtant les raisons de cet « incident » ne font plus l’ombre d’un doute.

L’église est au centre d’un orage sans précédent ou le sexe, la drogue et l’argent se disputent le gouvernail. Elle tangue dangereusement sur les vagues tumultueuses du business de la foi.

C’est pourquoi, avant que ces gigantesques structures de mensonges, de corruptions et de barbaries ne s’engouffrent totalement sous les eaux troubles de l’imposture, je crie à mes frères négro-africains qui s’y trouvent, coincés entre leurs dogmes obsolètes : « RENTREZ A LA MAISON, LA MÂAT PROTECTRICE VOUS Y ATTEND » !

 

Modibo FAKOLI DOUMBIA

Ex-Secrétaire à la communication de 3RNA-MAAYA (jusque fin 2016).

This article has 3 comments

  1. ça c’est nettement vrai parce que on ne sait plus quoi croire, on a peur de tout, d’offenser DIEU d’aller en enfer si on y croit pas oui, nous jeune avons peur c’est pourquoi on préfère accepter notre condition et faire c’est comme si on a pas apprit la vérité. alors que nous sommes bien conscient de ce qui se passe. lorsque j’en parle a mon entourage on dit que c’est le diable qui parle en toi, tu ‘es ignorant et si tu continus DIEU va te punir. et oui malheureusement.

    • C’est pareil que moi ,j’ai perdu ma famille, et je peu plus me marié car la plus part des noirs sont hypocritement musulmans ou chrétiens 

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