Quand la poupée colonise

Quand la poupée colonise

 

[Quand la poupée colonise]

A l’instar des bactéries et autres virus, la manie dominatrice de l’élite occidentale a la vie très dure. De stratégies en astuces, les abrahamiques et autres impérialistes ont placé leur séjour terrestre sous le signe d’une subordination totale de notre communauté à leurs volontés les plus abjectes. Leurs techniques d’assujettissement vont des plus habiles aux plus insolites : Le « brain washing » ou l’abrutissement de masses dont l’outil le plus connu demeure la télévision ; La vaccination de masse, qui a juré de réduire nos naissances par le vaccin en sont quelques exemples connus. N’écartant aucun détail de notre personnalité, aucun pixel de notre perception de la vie, ils travaillent à notre anéantissement total en tant qu’être pensant tout court.

C’est ainsi que dès la tendresse de notre enfance jusqu’à la grisaille de nos cheveux, l’impérialisme occidental travaille à réguler chaque étape de notre vie selon des plans savamment échafaudés. En regardant de plus près les dessous de certains de leurs stratagèmes d’aliénation, une sagesse, aussi étrange qu’elle paraisse, saute à l’esprit : « Dis-moi qu’elle poupée amuse ta fillette, je te dirais qu’elle femme elle deviendra»

De la camaraderie à la prise en otage

En effet l’emprise d’une poupée sur son partenaire de jeu n’est plus une légende. Des études très sérieuses ont longtemps démontré une complicité qui frôlerait la psychose entre l’enfant et sa poupée. Partageant tout le temps libre de la fillette, la poupée occupe l’épicentre de ses intérêts. Une dépendance presque démentielle finit donc par s’établir entre elles, obligeant souvent l’enfant à dormir avec la poupée dans ses bras.

Remplissant initialement ses heures creuses de la journée, le jouet s’empare progressivement de ses nuits. Désormais chaque portion de ses rêves n’est plus que le remake de chaque minute passée avec la poupée, sa poupée, « son bébé déeni ». Comme dans un scenario de prise d’otage (syndrome de Stockolm ?), la victime développe un amour platonique envers son bourreau. S’enfermant dans un cercle vicieux, la petite fille en arrive à ignorer sœurs, frères, parents et autres copines de jeu, pourtant plus vivantes et plus utiles.

Ainsi, l’hypocrisie occidentale portée par l’innocente complicité d’une poupée blanche finit par atteindre son objectif. L’enfant n’est plus qu’un jouet dans les mains d’un autre jouet mais plus rusé, plus coriace et dont l’ambition n’a d’égal que le cynisme de ses concepteurs. Car l’objectif est clair : Il s’agit de l’aliénation totale de la fillette négro-africaine par une méthode aussi douce que progressive, très patiente et très percutante.

La véracité par le temps

Projetons-nous maintenant dans un futur relativement plus proche. Notre fille a dix sept (17) ans et toutes ses dents; Elle fait ses débuts au Lycée, vit sa puberté et découvre l’envers de certains décors. Comme toute jeune fille de cet âge elle ressent l’impérieux besoin de se créer une personnalité, de se glisser dans une moule. C’est là qu’un élément, subtil et incontrôlable, se chargera de cette transition ; Il se nomme le Subconscient et jouit d’une influence incommensurable sur le comportement de l’Homme.

C’est ainsi qu’en véritable chef d’orchestre le Subconscient écrira la partition qui rythmera toute la personnalité du sujet. Cette tâche quasi divine se réalise à partir de souvenirs de ses émotions refoulées, de ses désirs secrets, des instants clés qui ont échappé à sa conscience.

Or ce triangle a été soigneusement conquis par la poupée colonisatrice qui, dès les tendres bourgeons du champ psychique de la fillette, s’est substitué à tous les repères identitaires de celle-ci. Dorénavant le sujet et le modèle ne font plus qu’un. Ce qui devrait être une jeune fille kamite, digne héritière de ses ancêtres négro-africains méritants, n’est plus qu’une pâle copie de Barbie, le prototype de l’enfant leucoderme dont la très prétentieuse élite sioniste a juré d’imposer à tous les peuples de l’univers.

De la rupture et de la posture

Ce processus d’aliénation, de la jeune fille en poupée Barbie, pouvait être simple à traiter si les effets néfastes ne s’étendaient à toute l’ascendance de la victime. Car que pourrait servir une mère à ses progénitures au-delà de son baromètre de jugement ? « Telle mère, telle fille » nous a avertit l’adage kamite. La lumière de ce constat nous conduira donc à un traitement très simple mais très efficace : Il s’agira alors de soigner la mère pour sauver la fille. Or dans notre cas (la Jeune fille Négro-Barbie) la mère n’est qu’une projection psychique de la poupée blanche. Nous commencerons donc à « dé-blanchir  sa conception de la vie et de son être » en y substituant un nouveau paradigme : le kemitisme.

« C’est parce qu’il croit que le pêcheur est venu le nourrir, que le petit poisson se fait prendre ». Un adage qui suffit à tracer les contours idéologiques du kemitisme. Car il ne s’agit ni plus ni moins que de décanter, dans un reflexe nationaliste, les dessous de notre collaboration avec le monde extérieur. Un travail qui nécessite une connaissance approfondie de notre histoire, de notre culture et de notre mission en tant que pièces indispensables à la restauration de notre dignité extorquée. Afin d’atteindre cet objectif (pour le cas présent) une documentation approfondie appuyée par une prise en charge soutenue devra être accomplie.

 

Adéquation entre diagnostic et traitement

Le meilleur traitement est toujours inspiré par un diagnostic méticuleux. Dans notre cas une analyse impartiale a finalement confirmé un sujet souffrant de trouble de personnalité et de complexe d’infériorité. Or l’expérience a prouvé que les pathologies d’ordre psychique sont les plus subtiles à détecter et donc très difficiles à aborder. Le sujet s’adonnant inlassablement à son sport favori : La fuite en avant.

Néanmoins l’impératif kemite et l’urgence afrocentrique nous exigent une prise en charge désintéressée de tous nos frères et sœurs aliénés. La victoire logeant au cœur de l’union, nous déploierons donc toute l’immensité thérapeutique de l’art du sauvetage de masse. La méthode sera perspicace à la mesure de l’aliénation ; Patiente et progressive, elle s’appliquera à la racine même du mal afin d’extirper, des entrailles du patient, ses graines telles qu’elles y ont été semées. Nous procéderons alors par :

  • Un visionnage intensif de « séances vidéo engagées » qui se substituera peu à peu aux heures stériles consacrées auparavant aux favélas brésiliennes aux séries brésiliennes. Ces séances seront organisées entre jeunes du même âge avec des questions réponses à la fin de chaque projection.

  • Des visites « inopinées » sur divers sites culturels et spirituels qui renvoient à notre identité authentique ainsi qu’à l’usure qui en fût faite. Attention : Ces visites doivent avoir l’air d’être « imprévues » pour ne pas frustrer l’égo du sujet qui était profondément immergé dans une autre culture aux contours hostiles à la nôtre.

  • Le remplacement progressif de tous ses repères littéraires, artistiques ou simplement distractifs par une documentation d’œuvres et d’ouvrages négro-africains authentiques. Profiter des jours fériés pour organiser des séances de lecture agrémentées de séances d’études comparatives. Ne jamais oublier d’associer son cercle restreint d’amitié à ses séances.

  • Une adroite orientation dans sa démarche d’utilisation des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication en l’aidant à découvrir l’univers de plus en plus expérimenté de sites web kemites, de forums kemites sur les divers réseaux sociaux ; Cette tâche peut aller jusqu’à lui fournir, au besoin, des adresses de sÅ“urs et frères foncièrement ancrés dans le kemetisme. Cette méthode lui permettra de tisser de nouveaux liens d’amitié en lieu et place de ses relations antérieures qu’elle finira par juger de futiles et d’antagonistes à son identité retrouvée.

 

EN CONCLUSION :

Nous dirons que ces quelques étapes que nous avons jugées non exhaustives, constituent le socle d’une mission de désaliénation visant nos sœurs négro-africaines souffrant de cette terrible pathologie que nous nommons : «Le complexe de la poupée blanche ».

Certes les moyens peuvent varier selon les degrés d’aliénation mais la démarche doit respecter le même principe ; c’est-à-dire progressif et collaboratif car il s’agit d’un individu meurtri dans son être par une carence de paradigme sain. Il faut absolument ériger autour de la patiente un cerveau collectif convivial et familial. Alors rappelons-nous ce proverbe Swahili : « Avec des mots plaisants, on peut faire sortir le serpent de son trou » !

Post Scriptum: Ces méthodes s’adressent à la jeune fille, à l’adolescente. Pour le cas de nos bouts de choux (niveau crèche ou maternel(le)) le remède est d’une simplicité kemite percutante : IL FAUT REMPLACER LA POUPÉE BLANCHE PAR LA POUPÉE NOIRE !

Par Modibo FAKOLI DOUMBIA

Secrétaire à la communication de 3Rna-Maaya.

*Poupées Noires « MAKEDAA » (site web : http://poupee-makedaa.com/index.php?)

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