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ParIdriss Jehuty

Le KOMO, institution socio-religieuse commune aux deux groupes du peuple Mandé

Bonjour à toutes et tous,

Pour ceux et celles qui ne le savent pas, le KOMO ou KOMA ou KOMO-souroukou est une institution socio-religieuse commune aux deux principaux groupes du peuple Mandé, les Malenké, les Bamana, et à leurs proches parents, les Kagoro, comme aux peulh(e)s du Wassoulou, du Manding, du Fouladougou et du Birgo qui ont abandonné leur langue et ont adopté, depuis des siècles, les us et coutumes et surtout la langue Bamana ou Malinké.

Il se rencontre également chez les Kokoroko de Bougouni, et dans certains groupes ethniques qui l’ont adopté, les Minianka et les Senoufo de San, Koutiala et Sikasso. Son aire géographique s’étendait il y a encore quelques décennies, de la Haute-Guinée au Sud de la Mauritanie, du Sénégal oriental au lac Débo (au Mali).

Sur le plan historique, l’institution du Komo semble aussi avoir déjà existé sous une forme très comparable à celle des Kagoro, premiers occupants probables du Ouagadou et chez les Soninké. Elle est cependant postérieure aux sociétés de chasseurs qui sont reconnues comme les premières organisations collectives masculines. Sous sa forme actuelle, le Komo a connu une grande extension au temps de l’empire du Mali (Manden) et s’est diffusé en même temps que s’étendaient les frontière et l’influence culturelle de cet empire.

La création du culte du KOMO est attribuée par une très ancienne tradition à 17 forgerons dits les « dix-sept hommes du Komo initial » (Komo folo tyé tan ni wolon fila), qui sont encore honorés lors des cérémonies. Sur le plan des traditions historiques des peuples du Mandé, l’extension de ce culte au début du Xllle siècle est l’oeuvre des forgerons Doumbia (Doumboula), Sissoko et Koromaka (regroupés sous l’appellation commune de Blaw) qui agirent sous l’impulsion de leur Ancêtre Fakoli, lequel fut à la fois prêtre et guerrier (il ne s’agit pas du Fakoli dans le Kirina kalabén avec Sounjata, mais de son Ancêtre).

Le KOMO était généralement présent dans toute agglomération d’une certaine importance démographique ; les habitants des hameaux qui n’avaient pas d’organisation socio-juridique étaient initiés au KOMO de leur village d’origine. Il n’en est plus de même aujourd’hui, car après avoir victorieusement résisté aux troupes des trois conquérants et « prophète soudanais » du XlXe siècle, Sékou Amadou, Elhadj Oumar Tall et Almamy Samory Touré, il a été battu en brèche, à la faveur de la conquête, et notamment à la fin des deux guerres mondiales, par l’islamisme qui bénéficia, dans ce domaine précis, de la bienveillance de l’administration coloniale et de l’appui actif des indigènes de cette dernière, qui étaient en majorité des musulmans. Il s’est cependant maintenu dans de nombreux groupes et ceci à cause de ses bases religieuses qui sont celles d’un monothéisme irréfutable, à cause de la richesse des connaissances qu’il détient et de la profondeur de l’enseignement qu’il distribue.

Le Komo est l’une (est la plus importante) des six grandes institutions masculines Bamana – Malenké, groupées sous le terme générique de « dyo baw » et qui sont, dans l’ordre : le N’domo, société des incirconcis ; le « Namakorokoun« , des sociétés de culture (san séné tôn) englobant incirconcis et circoncis, dont le masque tyiwara est l’emblème ; le KOMO auquel on accède obligatoirement après la circoncision ; enfin le Nama, le Kono et le Koré, sociétés auxquelles peuvent adhérer les jeunes gens et les adultes s’ils désirent parfaire leur connaissances et asseoir leur autorité.

Société masculine d’initiation, le KOMO – signifiant littéralement : » pêcher dans la mare » – est situé à mi-chemin entre le N’domo, confrérie cultuelle des incirconcis, « mère, origine et commencement de tout culte » , qui donne à l’enfant un premier apprentissage, et le Koré, « société cultuelle des hommes âgés », qui propose à l’homme « de se dépasser, de dépasser la vie pour s’élever vers le néant et vers Dieu » .

Le KOMO a pour but de « permettre à l’homme de se connaître lui-même », « l’homme qui est le centre des créatures et le résumé de la création » .

Ainsi donc, le KOMO se veut le dépositaire, l’unique dépositaire de l’ensemble des valeurs spirituelles et de toutes les autres valeurs de l’ensemble de l’univers tangible.

Ces valeurs, il est sensé les détenir du créateur, Danbaa, l’unique maître dont les adeptes glorifient l’unicité avec insistance et force dans une profession de foi toujours répétée au cours des cérémonies.

Ma-Kelen Un seul maître

Danbaa-kelen Un seul créateur

Sébaa-kelen Un seul puissant

Faama-kelen Un fort (roi)

Sira-kelen Une seule voie

Dyo-kelen Une seule culte (ou un seul serment)

Sôn-kelen Une seule soumission

Ci-dessous les appellations qui désignent cette société dans les régions occupées par les Bamana et les Malenké et leur significations :

  1. Koo moo, « mare – fruits mûr, prémices » prémices de la mare.
  2. Komo « mare – pêche » pêcher dans la mare.
  3. Komo « choses abstraites – pêche, pêcher » pêcher les choses abstraites
  4. Koma « choses abstraites – maître » le maître des choses abstraites.
  5. Koma « choses abstraites – mère » la mère des choses abstraites
  6. Komo suruku « mare – qui pêche – barboteuse, fouilleuse », l’hyène qui pêche dans la mare (nom commun de l’hyène, mais surtout de l’hyène « noire », grise)

En quoi consiste ses valeurs ? C’est « la connaissance passée, la connaissance présente, la connaissance à venir ; la connaissance qui nous vient de Dieu et mène vers Dieu, tout ce qui vient de Dieu et retourne vers Dieu ».

De plus le Komo est le fondement, dyou, et le substratum, ba sigui, de la société.

L’entrée dans la société du Komo était obligatoire pour tous les jeunes garçons ayant subi la circoncision ; elle a lieu à la fin de la retraite qui suit l’opération proprement dite. Le culte assure l’éducation, la formation culturelle, politique, sociale et religieuse de ces derniers. Il est dit : « culte des Bamana authentiques », yéré wolo dyo. Son enseignement commence avec l’instruction donnée aux jeunes circoncis pendant la retraite et se poursuit durant toute la vie, car « il est aussi inépuisable que le savoir » .

Ainsi le KOMO se veut le garant de la continuité des traditions et de la culture ancestrale, comme le gardien de la cohésion et de l’ordre de la société. C’est pourquoi il assure en secret la police dans la communauté et punit de mort, dite rituelle, tous ceux qui « rompent  » les interdits, autrement dit, qui transgressent les lois ancestrales.

Extrait du livre « LE FONDEMENTS DE LA SOCIÉTÉ D’INITIATION DU KOMO

De Youssouf Tata CISSE et Gemaine DIETERLEN

On voit bien que l’institution du KOMO est antérieure à l’avènement des religions dites « révélées », dans le grand Mandé.

On voit bien qu’elle n’a pas été « révélée » à nos Ancêtres, mais elle est le fruit de la pensée et de la réflexion humaine, Ce sont ces pensée et réflexion ( miri ni taassi ) qui nous (humains) différencient des autres créatures animales.

Nos Ancêtres n’étaient pas des animaux, ils étaient humains, dotés de pensée et de réflexion et ils s’en sont bien servi pour pour leur bien être et celui de leur postérité.

Sur le plan éthique, les religions dites révélées n’ont rien apporté au Mandé qui n’existait déjà, à part les prières collectives dans les mosquées et les églises.

A chacun de juger, à partir de cette définition du KOMO, s’il est conçu pour faire peur ou pour « tuer le peul ».

Je pense qu’il est temps que nous comprenions que : Peul, Bamana, Soninké etc… sont un seul et même peuple, qui ont vécu des siècles ensemble avant l’arrivée des envahisseurs étrangers.

En conclusion :

Le KOMO n’est pas plus secret que toutes les autres religions dites révélées ou toutes autres institution de formation et d’enseignement, il n’est pas là pour tuer ni pour faire peur, mais pour faire tout le contraire.

De même que n’importe qui ne peut accéder à l’intérieur du Vatican, de la Caaba, de la Maison blanche, d’une base militaire, d’un amphithéâtre universitaire etc…, le sanctuaire du Komo n’est ouvert qu’à des initiés du Komo.

Les Bamana et Malenké disent : « So dôn, Yiri dôn, Yéré dôn dé nyogonté«  (la connaissance de soi doit précéder toutes les connaissances).

Ils disent aussi :  « Alla ma mokosi kunakolon to fo yérédombali«  (Dieu n’a laissé personne dans l’ignorance sauf celui qui s’ignore)

Dieu s’est révélé à toute sa création car il est la somme de toute sa création. 

Que la paix soit, qu’elle se développe, qu’elle se tende et qu’elle demeure entre nous à jamais.

Votre Baadenké Demba COULIBALY

Article écrit le 26 Août 2018

Publié initialement/également sur le forum Malilink

Publié sur le site 3RNA-Maaya ce jour, 11 Août 2019

ParIdriss Jehuty

Les migrations : Le cas de l’Afrique de l’Ouest

Les migrations

Le cas de l’Afrique de l’Ouest

Le sage rappelle toujours cet enseignement : « Quand un Ancien disparaît et qu’un Nouveau prend seul sa place, s’il oublie l’Ancien, il sera perdu et son pays sera en ruines ».

Voilà pourquoi trois questions de survie doivent nous interpeller à chaque instant.

D’où viens-tu ?

Pourquoi es-tu parti de là d’où tu viens ? Pourquoi as-tu pris cette direction ?

Es-tu définitivement installé ?

Pourquoi as-tu choisi de t’installer ici ?

Qu’es-tu devenu ou qu’espères-tu devenir ?

Quelques raisons des migrations

Les motivations sont diverses.

Elles expliquent le peuplement d’une bonne partie de l’Afrique à partir d’un événement majeur climatique ou historique.

  • Les catastrophes naturelles

-L’assèchement du Sahara

-Des sécheresses durables en 3.800 puis en 2800 et en 2200 avant l’ère chrétienne : le niveau est dangereusement bas du Niger et même du Nil absence de pluie pendant 7 ans, 7 mois et 7 selon les témoignages d’Anciens.

-Sécheresse dite des Vents rouges vers 525 ap.J.C.

  • Événements socioculturels.

-Le départ des Dogons (Dogoniw – Dogonon) de la grande famille Bamana pour mettre la Tradition et les Connaissances secrètes à l’abri de l’agression islamique installation dans les falaises de Bandiagara

-Recherche d’un espace vital : – Suivant toujours le fleuve, Niger puis Sénégal : installation à Saint-Louis, Joal, en Côte d’Ivoire et de Côte d’Ivoire  au Ghana, Libéria, sierra Léone,

– Suivant la Vallée de Bamako jusqu’en Guinée ; de la Guinée à la mer jusqu’au Libéria, Sierra Léone, Gambie.

  • Événement historique

Participation du Wagadu (empire du Ghana ; dont plusieurs ressortissants de peuples divers sont devenus musulmans) à l’expansion de l’Islam à partir de 670 après J.C.- jusqu’à Poitiers où ils n’auraient pas été repoussés mais simplement arrêtés : de nombreux noms de familles leucodermes témoignent de leur long séjour et dans leur influence dans la région : Faye, Berthé, Cissé, Camara, M’Baye, Guèye, etc…

  • Survivances de noms d’anciennes régions.

Dinga Grand conquérant  (d’origine Soninké, Ancêtre du Fari Naré Mari) et Fari de Kamita vers 5000 ans avant l’ère chrétienne, calcul à partir de la comète que l’on appelle aujourd’hui de Halley a donné son nom aux villes suivantes :

Cananké Dinga (Canan),

Farési Dinga (Farése – Perse),

Yamanouké Dinga (Yemen),

Hidinké Dinga ou Findiké Dinga (Inde),

Girkanké Dinga (Girka : Israël),

Urkanké Dinga (Ur : Mésopotamie),

  • Survivances de noms d’anciennes villes

Kamita

Misraïm (Kamita) = Misra

Saqqara = Sagala=Sakala,

Qus=Koussa,

Karnak = Kana,

Thèbes=Taïba,

Aswan=Assouan=Souanit(vrai nom)= Soan=Souan,

Kertasi=Kirtachi,

Endera=Dendara

Soudan

Karina=Kerna,

Kus=Kuch,

Pount=Pout,

Kuri=Kouri,

Soba=Sobara (grande maison sacrée, ra signifiant ici divin ou sacré), Bara=Bara,

Niala=Niala,

Buram=Burem,

Kaka=Kaka,

Songo=Songo,

Djema=Diema,

Tambura=Tamurua,

Juba=Dioba

Ethiopie

Dakar=Dakar,

Goré=Goré,

Bali=Balé,

Goro=Goro

  • Concordance de noms patronymiques

So = Sow: Tchad, Mali, Guinée, Sénégal, Mali

Mbo = Mbow, Mbengue=Mbengue , Dia=Dia : Sénégal, Côte d’Ivoire Lo=Lô : Sierra Léone, Sénégal

Mende=Mendi : du Soudan central, Senegal

Falli=Fall, Dien=Dieng, Kano=Kané) : Mali, Sénégal

Sar=Sarr : Sénégal, Mali

Dunbuya (Guinée) = Dunbia (Mali, Sénégal, Libéria, Sierra Léone, qui détient le secret des Profondeurs

Dumbia =Kuruma = Nkruma : Ghana qui détient le secret des Profondeurs –,

Sissoko = Sousoko : Sénégal, Mali, Guinée, Côte d’Ivoire, Gambie = Ceux qui éperonnent le cheval,

Kamara = Camara : Mali, Guinée, Sénégal, Côte d’Ivoire, Gambie : Maître de la Pierre Sacrée, (par extension de la Terre)

Konaté : Guinée, Mali, Sénégal, Gambie, Côte d’Ivoire = qui pare les fluides négatifs

Diabaté = Jobarté : Mali, Gambie : Maître de la Parole ;

Dembélé : Guinée, Mali, Sénégal = qui délimite le territoire de la chasse

Bagayogo : Mali, Guinée, Sénégal, Gambie

Bagayoko = Sinayogo = Sinaba : Mali : Maître de la guérison et de l’empoisonnement et aussi de la métallurgie,

Cissé = Sylla : Mali, Guinée, Sénégal, Gambie, Côte d’Ivoire = le cavalier

Kanté : Mali, Guinée, Sénégal, Gambie, Côte d’Ivoire = Maître de la pierre ferrugineuse,

Sankalé = Sankara : Burkina-Faso= Shagari : Nigéria = Sangaré : Mali, Sénégal, Guinée, Gambie) = Prêtre du Ciel (littéralement Ciel d’un bleu foncé (Kallé) immaculé.

Touré et Samaké (Mali, Sénégal) = Samatara (Guinée) = qui signifie l’éléphant

Talô : Mali = Tall : Sénégal) = Maître du feu

Malô = Malé : Mali = Mal : Sénégal = Maître Devin

Salô :Mali = Sall : Sénégal = Maître pêcheur

Saré : Mali = Sarr : Sénégal = Constructeur de Bateau

Dao : Mali = N’Daw : Sénégal = désigne les chasseurs

Ka : dans toute l’Afrique : Force Vitale = Prêtre chargé de la dynamisation de l’autoroute fluidique ?

Ba : dans toute l’Afrique = Ame = Prêtre chargé des soins de l’âme ?

Damba = féminin de Dunbuya (Mali, Guinée, Mali), = Maîtresse de la brousse

Diarra = Diatta = Ndiaye : Mali, Guinée, Gambie, Sénégal signifie le lion

Traoré = Danfaga : Mali, Guinée, Gambie, Côte d’Ivoire = Diop (Sénégal) = Ouédraogo = Sawodogo Burkina-Faso signifie Chasseur et

Maître du feu et Maître de la Pluie

Sakiliba = féminin de Sissoko et Sousoko (Sénégal, Guinée, Mali, Gambie) = Maîtresse de la chasse,

  • Maintien du tronc commun de la tradition

Culte des Ancêtres,

Androgynie du Principe Spirituel ; c’est-à-dire de Dieu,

Respect de l’autre lui-même,

Ecologie Sacrée,

Respect de la Vie qui demeure sacrée comme Dieu lui-même,

Totémisme,

Réincarnation,

Eternité de la vie,

  •  Alliance avec les animaux (Totémisme) :

En Kamita comme en Afrique aujourd’hui :

le Vautour,

le Serpent,

l’hyène,

l’Ibis,

l’Oryx (comme le Taureau, il peut regarder le soleil en face), l’Hippopotame,

le Crododile,

le Bélier,

le Lion,

la Panhère,

l’Aigle

etc…

  • – Brassage réussi des peuples

Tous les groupes humains, dans cette région de l’Afrique, sont métissés.

Chaque famille peut afficher sa fierté légitime de pratiquer pleinement

l’enseignement des Aïeux des Ancêtres ; l’humanisme négro-africain, l’ouverture d’esprit aux autres.

  • Compléments d’informations :

– Les Soninké affirment, qu’ils viennent de Kamita, leur premier lieu d’établissement : ils expliquent que leur nom provient de celui d’Assouan qui par déformation s’est prononcé Souani, puis Souaninké et enfin Soninké.

  • La Tradition n’est jamais statique :

Ici, la circoncision (Chaka et son peuple) et l’excision (comme au Dahomey (Bénin)) ont été supprimées, là elles sont maintenues.

Ici, le chien est l’animal sacrificiel pour certaines grandes cérémonies, là, il est un interdit alimentaire.

Ici, le mouton est ou a été un interdit alimentaire, là sa viande est prisée.

Conclusion

Il est souhaitable qu’une étude des migrations soit également menée sur le reste du continent, région par région, afin que dans un bref délai toutes les études puissent être rapprochées.

Pareille démarche serait aussi un moyen de montrer que des groupes humains, aussi éloignés dans l’espace que le Sénégalais et le Congolais, par exemple, sont une même famille dont les membres ont été séparés par les aléas de l’histoire.

Aussi, il nous semble important de rappeler que les deux peuples sont unifiés par plusieurs patronymes, entre autres :

NGoma=NGoma

NGom=NGom

MBacké=MBacké

Mbo=Mbow

Dia=Dia

Mbengue=Mbengue.

Pareille démarche serait salutaire.

En effet, elle favoriserait

– La Prise de conscience de notre appartenance à un même grand peuple qu’aucune frontière d’aucune sorte ne peut et ne doit contraindre à l’éclatement.

– La recomposition, rendue aisée, de notre communauté au sein d’une seule entité politique fédérale puissante, sinon alors au sein de fédérations politiques sous-régionales non moins puissantes et dissuasives de toute volonté extérieure d’agression.

Doumbi Fakoly

Président de 3RNA-Maaya

Vendredi 09 Août 2019

ParIdriss Jehuty

Dieu est né à Kamita, en Afrique noire

Matrie de l’humanité, l’Afrique noire a été le premier champ d’action où les premières créatures pensantes, le Couple Primordial négro-africain, ont acquis la notion du temps dans la trinité de celui-ci : le Passé, le Présent, et l’Avenir.

Matrie de l’univers, l’Afrique noire a été le premier champ d’action de la vie qui s’y est révélée à elle-même avant de se diversifier en ses différentes composantes florale, faunique et humaine.

Matrie de l’humanité, l’Afrique noire a été le premier champ d’action où les premières créatures pensantes, le Couple Primordial négro-africain, ont acquis la notion du temps dans la trinité de celui-ci : le Passé, le Présent, et l’Avenir.

Matrie de Dieu, l’Afrique noire a été le premier champ d’action où le Grand Architecte, à la fois hier, aujourd’hui et demain, s’est laissé découvrir par les premières de ses hypostases humaines, le Couple Primordial négro-africain.

En se révélant Dieu, au terme de ses questionnements et de ses réflexions sur le pourquoi et le comment de son existence terrestre, le Couple Primordial négro-africain a compris que, désormais, son attitude globale face à la totalité de la vie, doit être conforme à l’idée qu’il s’était faite de ce Grand Architecte.

Par reconnaissance à Dieu le Couple Primordial négro-africain a organisé la société et édicté, pour son fonctionnement harmonieux, des règles de conduite spirituelle, morale cultuelle et culturelle.

Ainsi est née la première vision globale du monde physique et de son archétype céleste. Diversement appelée, elle a porté et continue de porter les noms : us et coutumes ainsi que tradition, malgré la science raisonnante décidée, vaille que vaille, à remplacer ces derniers par les termes religion et civilisation.

Terminologies récentes, créées pour semer la confusion, la religion et la civilisation véhiculent le même contenu que les us et coutumes ou la tradition. C’est-à-dire, l’ensemble des comportements et attitudes propres à un peuple dans sa relation à Dieu, à lui-même, à ses semblables, à son environnement visible et invisible. C’est-à-dire, l’ensemble des cérémonies commémoratives destinées à entretenir la mémoire du passé.

Parce que le Couple Primordial négro-africain a été le premier à découvrir l’existence de Dieu, parce que le Couple Primordial négro-africain est le géniteur de l’humanité dans toutes les composantes raciales de celle-ci, parce que, enfin, le Couple Primordial négro-africain a sillonné le monde, à l’évidence, ses spéculations théologiques et ses réalisations morales culturelles et artistiques, sont antérieures à toutes celles de ses descendants.

Ayant perdu sa mélanine, comme le Couple Primordial négro-africain, Dieu a pris des couleurs et l’enseignement initial élaboré pour l’honorer a été interprété et adapté à d’autres réalités en même temps qu’il était détourné de son objectif premier ; c’est-à-dire le service de l’humanité.

Cependant, ce Dieu-là qui reste l’unique Dieu auteur de la Création ainsi que son découvreur négro-africain continuent de marquer de leur empreinte indélébile toutes les religions existantes.

Le Dieu des Kamites : l’Ancêtre inspirateur de tous les Dieux postérieurs

A l’instant même de sa naissance, ce Dieu négro-africain Atum dit Amon dit Râ, affirme, par la bouche de ses grands prêtres :

« … J’étais la totalité quand j’étais seul dans le Noun et je suis Rê dans sa glorieuse apparition quand il commence à gouverner ce qu’il a créé…Je suis le grand dieu qui est venu à l’existence de lui-même…A moi appartient hier et je connais demain… » [2] .

Et il ajoute :

« J’ai créé toutes les formes avec ce qui est sorti de ma bouche » [3] ,

avant de préciser :

« … Je suis le maître de l’éternité…ma vraie forme est cachée en moi, car je suis l’Inconnaissable… » [4] .

Lorsque, en tenant compte de l’invention du calendrier (vers 4250 avant J.C) plusieurs millénaires et quelques poussières de siècles se seront écoulés avant la naissance vers le 9ème siècle avant J.C., du premier Dieu blanc, Javeh, dit Jehovah dit Eholim, ce dernier, pour se présenter à sa création, s’inscrira dans la même démarche que son aîné et modèle négro-africain.

En effet, Javeh dit Jehovah dit Eholim viendra à l’existence de lui-même, planera au-dessus de l’abîme qui contient, tout comme le Noun, les germes de toute la création, puis, par le Verbe, procédera à la création mais restera toujours le Mystère des Mystères.

Les hypostases de ce Dieu blanc, à savoir Dieu-le-Père et Allah revendiqueront son héritage, le premier par un silence consensuel, le second par quelques rappels sur sa création de l’univers et de l’humanité.

Par ailleurs, si l’on en croit Enel qui affirme que « Aëloim », autre graphie de Eholim, signifie « Lui-les-Dieux [5] », et que les cabalistes représentent Dieu sous une forme humaine dont chaque partie du corps remplit une fonction, ces nouveaux emprunts faits Atum dit Amon dit Râ montrent que l’ancêtre négro-africain était bel et bien le modèle à suivre.

En effet, pour signifier son unicité plurielle, le Dieu négro-africain ne dit-il pas :

« Il n’y a pas en moi de membres qui soit privé d’un dieu… [6] »,

avant de nommer, un à un, de ses cheveux à ses orteils, ses divins membres protégés chacun par une de ces nombreuses autres lui-même, c’est-à-dire, les divinités de sa suite.

Si le Christianisme se suffit de la triple dimension « le Père, le Fils et le Saint-Esprit » de Dieu-le-Père, l’Islam, pour ce qui le concerne, reconnaît bien à Allah cent (100) noms dont seuls les quatre-vingt-dix-neuf (99) sont encore connus. Le centième, l’ineffable, demeure toujours le Mystère des Mystères.

Il est intéressant, cependant, de rappeler que Atum dit Amon dit Râ avait lui aussi une centaine de noms et que celui qui reste le Mystère des Mystères l’est encore pour tous, sauf pour Asâté, la grande Noire, qui a réussi à le lui faire révéler.

L’antériorité de l’enseignement religieux négro-africain.

L’enseignement religieux d’un peuple raconte les mythes fondateurs de ce peuple, édicte les règles de conduite à observer vis-à-vis de Dieu, définit les rapports de l’homme à la femme, à ses semblables, à son environnement, conseille les prières, les offrandes et les sacrifices propitiatoires et expiatoires, etc.

L’essentiel de l’enseignement religieux négro-africain est contenu dans les textes sacrés rédigés par les aïeux de nos ancêtres pendant leur séjour à Kamita.

Conçus et écrits approximativement entre 2300 et 1550 avant l’Ère chrétienne, les « Textes des Pyramides », les « Textes des Sarcophages », le « Livre des deux Chemins », les « Formules pour la Sortie à la Lumière du Jour », devanceront d’un à trois millénaires ceux des trois religions dites révélées et du livre.

Composé de trois versions superposées [7], l’Ancien Testament sera rédigé entre le 9ème et le 6ème siècle avant J.C., suivi du Nouveau Testament qui le sera entre les années 50 et 60 après J.C. et du Coran vers 650 après J.C.

Ce retard considérable dans la rédaction de ces derniers textes expliquent, pour l’essentiel, l’influence très nette qu’ils ont subie de leur devanciers abondamment observés par leurs auteurs.

1- Les préceptes moraux : Pour avoir le coeur aussi léger que la plume de Maât et réussir l’examen de passage devant le tribunal divin, le premier découvreur de Dieu, le négro-africain, devait avoir pratiqué toute sa vie durant, les recommandations de la grande déesse résumées dans les quarante-deux (42) « déclarations d’innocence [8] ».

Il suffit de relire, après avoir pris connaissance des 42 recommandations de Maât, les « 10 commandements » faits à Moïse par Jahveh pour se rendre compte de l’évidente mais imparfaite imitation qui en a été faite.

Pour écrire le Livre des Proverbes, les rédacteurs de la Thora n’ont pas hésité, non plus, à faire largement appel aux sentences et maximes morales, autrement dit aux « Sagesses » négro-africaines d’Amenemopé, de Ptahhotep, d’Ani, de Rekmiré et de Kagemi [9] notamment.

2- L’action de grâces : Afin de témoigner son admiration devant la beauté de la création, de remercier Dieu d’avoir rendu et de continuer de rendre la nature si généreuse et pour solliciter un coup de pouce du destin, le négro-africain passait par la voie de :

2-1- La prière : Regroupant louanges et vénérations, invocations et incantations, la prière peut se faire individuellement ou collectivement et en tout lieu propre. Cependant, selon l’objectif visé, la participation de la collective peut être nécessaire. Pour cette raison, « la maison de vie » a été créée pour recevoir les cérémonies touchant la vie de la collectivité, notamment.

Si la prière peut être dite à tout moment, il y a, néanmoins, trois instants privilégiés indiqués par la trinité « Khépri-Râ-Atoum » : l’aube, le milieu de la journée et le crépuscule.

Les fondateurs du Judaïsme, du Christianisme et de l’Islam suivront le premier découvreur de Dieu pas à pas. Ils créeront des louanges et vénérations, des invocations et incantations, ils construiront des lieux d’adoration (temples, églises et mosquées), ils retiendront les mêmes moments de prière auxquels les imams ajouteront l’après-midi et le soir. Le Christianisme insistera sur le jour du Dimanche, jour du soleil, donc jour d’Osiris l’aîné et jour de toutes les autres divinités calendaires.

2-2- Les offrandes, les sacrifices et les fumigations : Du fait de sa connaissance parfaite de Dieu et du profond respect qu’il avait pour lui, donc pour la Vie, le premier découvreur de Dieu s’était prescrit des offrandes et des sacrifices qui bannissaient totalement l’effusion de sang humain.

Ainsi, plantes, fruits, volatiles, poissons, bovins, ovins et caprins appuyaient ses actes de dévotion et ses incantations et invocations.

Les fondateurs du Judaïsme seront tellement sensibles à cette démarche humaniste, qu’ils renonceront au sacrifice de leurs premiers-nés à leurs premiers dieux sanguinaires qu’étaient Moloch et Baal et même à Jahveh. C’est ainsi qu’ils substituèrent le bélier à ces innocentes victimes et transmettront cette nouvelle pratique à leurs suivants Musulmans.

Si les fondateurs du Christianisme semblent avoir renoncé au sacrifice, exception faite du jour du « vendredi saint » où le poisson sert à communier plus intensément avec on ne sait quelle divinité, ils ont bien retenu les offrandes, notamment de cierges et recourent abondamment, comme les rabbins également aux fumigations afin de purifier leurs lieux de culte.

2-3-Le repas sacramentel : rebaptisé Eucharistie par les fondateurs du Christianisme, le repas sacramentel est un rite qui consiste en une théophagie totale ou partielle.

Après que la passion d’Osiris fut vécue, les mystes se retrouvaient en un endroit secret pour procéder à la manducation du Grand Noir afin de communier, de la sorte, avec lui et entre eux. Ils mangeaient son corps symbolisé par le pain et buvaient son sang symbolisé par le vin. Comme on le voit, les fondateurs du Christianisme n’ont rien inventé.

3- Le jugement des morts : le premier découvreur de Dieu, a été la seule et unique créature a avoir imaginé ce tribunal divin devant lequel doit se jouer le sort final de l’être humain au terme de multiples réincarnations destinées à purifier son coeur, siège de la conscience et de l’intelligence.

Les membres de ce tribunal chargé d’évaluer le degré de pureté des aspirants à la Béatitude avant d’autoriser leur fusion avec la source originelle de la vie, c’est-à-dire avec Dieu, sont au nombre de quarante-deux (42). Chacun d’eux a la particularité de représenter à la fois un nôme de Kamita, le Double Pays et une des quarante-deux (42) qualités contenues dans la « déclaration d’innocence » et dont l’acquisition est indispensable pour boucler le cycle des réincarnations.

De même le négro-africain a imaginé le tribunal divin et l’Amenti pour convaincre que la récompense suprême est au bout de l’effort, de même, il a imaginé un autre lieu symbolique, mais de terribles souffrances celui-là où seront admis pour toujours les êtres qui ne méritent pas de se réincarner. Cette situation de non-retour est la seconde mort réservée aux âmes lestées par le poids de manquements moraux trop lourds. Ayant perdu toute identité individuelle ces esprits malfaisants contribuent à densifier les fluides du bas astral pour former un magma de larves dans lequel vont puiser les initiés dévoyés pour accomplir leurs actions criminelles.

N’ayant pas subi une vraie initiation dans les temples de Kamita, les fondateurs du Judaïsme, du Christianisme et de l’Islam ont pris cet enseignement exotérique du premier découvreur de Dieu pour un point fondamental de son enseignement ésotérique.

Ainsi, alors qu’ils étaient destinés à faire comprendre aux profanes certaines vérités qui dépassent leur entendement, ils ont fait du « paradis » et de « l’enfer » imaginés par le négro-africain deux réalités palpables.

L’incompréhension qu’ils ont de ce point de l’enseignement négro-africain est patente.

En effet, une fois débarrassée de son enveloppe charnelle, l’âme, qui est la véritable essence de l’être humain, reprend pleinement sa nature purement fluidique. Elle n’éprouve alors aucun besoin physiologique : n’ayant plus de sexe, elle n’a plus besoin d’amour charnel ; n’ayant ni bouche, ni ventre, ni corps, elle n’a plus besoin de manger ni de boire et ne sent plus le froid ni la chaleur. Voilà pourquoi elle ne peut jouir d’aucun plaisir paradisiaque ni souffrir d’aucune brûlure infernale.

Si l’influence de la pensée religieuse négro-africaine est patente dans celle dans celle des trois religions dont il a été question tout au long de ces lignes, elle ne l’est pas moins dans d’autres philosophies religieuses nées sur d’autres continents.

1- En Amérique : A travers l’adoration du soleil comme symbole de Dieu, la construction de pyramides, l’utilisation de la momification, la représentation des hypostases de Dieu sous forme hybride, mi-humaine mi-animale, la pratique des offrandes et des sacrifices, notamment, les Olmèques et les Mayas précolombiens, les Aztèques et les Incas post-colombiens avaient directement ou indirectement pris exemple sur le premier découvreur de Dieu. L’émigration de grappes humaines négro-africaines et/ou la fondation de colonies par les mêmes pourrait être une explication de cette influence.

2- L’Inde : Par la croyance en la réincarnation, la théorie de l’hypostasie (Brahma, Vishnou et Shiva), la représentation hybride de ses divinités, sa croyance en l’efficacité des offrandes et des sacrifices, la vénération de la vache (le Hapi négro-africain), l’Hindouisme s’est, à son tour, enrichi de l’enseignement du premier découvreur de Dieu.

3- La Chine : À travers la croyance en la réincarnation (Bouddhisme et Confucianisme), renforcée par la croyance en Dieu et ses hypostases divines ainsi que par la croyance en l’existence des esprits, par la pratique des offrandes et l’utilisation des charmes et des amulettes (Taoïsme), par ses pyramides, notamment, la Chine n’est pas en reste.

4- Le Japon : Par la croyance en la réincarnation (Bouddhisme), renforcée par la croyance en des divinités protectrices, les Kami, dont le plus célèbre Amida, à l’exemple d’Horus sortant d’un lotus, sortait toujours d’un calice de fleurs et par la pratique des offrandes et des sacrifices (Shintoisme), le Japon est un autre bénéficiaire de la civilisation négro-africaine.

Si elle a été diversement et souvent erronément interprétée par les autres peuples, la pensée religieuse négro-africaine est restée la même sur toute l’étendue de l’Afrique négro-africaine.

La religion négro-africaine de Kamita est, en effet, la forme achevée de la religion conçue par les Aïeux de nos Ancêtres. De même la langue de Kamita est le melting-pot des langues des peuples négro-africains qui se sont retrouvés dans le delta du Nil, de même l’addition des croyances de ces mêmes peuples a donné naissance à la plus aboutie des religions jamais créée par l’esprit humain.

Partout en Afrique négro-africaine, partout dans la diaspora négro-africaine où la pensée négro-africaine a pu se préserver, la vision du monde, dans son double aspect visible et invisible est, pour l’essentiel, identique.

Le tronc commun des manifestations diversifiées de la religion négro-africaine.

Voici brièvement résumés les points fondamentaux communs :

  • androgynie de Dieu,
  • unicité de Dieu,
  • Dieu à la fois parcelle et totalité de sa création,
  • création de toutes les créatures à sa propre image,
  • éternité de la vie du fait du caractère éternel de la force vitale,
  • complémentarité entre la femme négro-africaine et son compagnon des millions d’années,
  • hommage permanent aux Ancêtres ou Culte des Ancêtres,
  • utilisation des techniques appliquées au Sacré ou Pratique de la magie,
  • sacralisation de l’écologie,
  • interdépendance totale entre le monde visible et le monde invisible,
  • offrandes et sacrifices propitiatoires et expiatoires de végétaux, de minéraux et d’animaux,
  • etc.

Parce qu’il n’est pas nécessaire d’être un surdoué de la raison raisonnante ni un technicien supérieur en sciences occultes pour comprendre qu’aucune copie ne vaut l’original, il est indispensable pour la jeunesse négro-africaine d’Afrique et du Monde noir de revenir s’abreuver aux sources.

C’est à ce seul et unique prix qu’elle sera libérée spirituellement, intellectuellement, psychologiquement des liens aliénants de spiritualités étrangères qui infécondent son énergie créatrice.

C’est à ce seul et unique prix qu’elle sera en mesure de recouvrer toute sa confiance en elle-même, en son aptitude à conjuguer la vie au mode et au temps de ses propres aspirations, à un bonheur par elle-même et par elle seule défini.

Doumbi-Fakoly

Écrivain Kamite, Panafricaniste

Président de 3RNA-MAAYA

http://3rna-maaya.org

Bamako, le 22 Juillet 2014

ParIdriss Jehuty

Un peu d’histoire de Kamita …

Hotep à toutes,
Hotep à tous,

1. La Mère Père Primordiale (le Dieu des sociétés patrilinéaires et phallocrates) a créé la Création à Kamita.

2. Simple Énergie donc Force Vitale, Elle a mis une parcelle d’Elle-même dans les espèces des quatre règnes.

3. Elle est Parcelles et Totalité de sa Création.

4. Androgyne, elle a transmis cette nature à tous éléments des quatre règnes.

5. L’être humain est (pour l’heure) le dernier stade d’évolution de sa Création.

6. Elle l’a créé par paire (femme et homme) et par millions.

7. Elle leur a transmis la Quintessence de sa Substance : LA MÉLANINE, c’est à dire, LA SAGESSE, LA VRAIE CONNAISSANCE, LA MAÎTRISE DE L’ÉNERGIE NATURELLE.

8. Pendant 80.000 (quatre vingt mille) ans, la femme noire et son compagnon des Millions d’années ont vécu seuls dans le Nombril de la Création, Kamita

9. S’ils n’en étaient pas sortis, nulle autre race n’aurait vu le jour.

10. Mais quelques aventuriers ont voulu découvrir ce qui était au delà des frontières.

11. Du fait de ce que plusieurs scientifiques appellent la glaciation wurmienne, ces aventuriers ont commencé à perdre leur Mélanine donc la Sagesse.

12. 20.000 ans plus tard, la race blanche dans toutes ses nuances a commencé à apparaître.

13. Il est intéressant de souligner que 3.000 plus tôt, la femme kamite et son compagnon avaient posé les premiers principes des Mathématiques.

14. Le support de cette opération s’appelle L’OS D’ISHANGO, reproduit en grand et exposé à la Place de la Monnaie à Bruxelles en Belgique.

15. La femme kamite et son compagnon restés dans le berceau de la Création, inspirés par la Mère Père Primordiale, ont créé une Civilisation et conçu une Vision du Monde qui sera et qui est toujours imitée sans succès CAR AU-DESSUS DE LA COMPRÉHENSION DE LA RACE BLANCHE ET DE SES VARIANTES.

16. Les tentatives d’usurpation de ses derniers ont été ridiculisées en 1974.

17. Cheick Anta Diop et son ami Théophile Obenga, par leur argumentation sans faille et des preuves incontournables ont démontré que Kamita Antique était bel et bien le berceau de tous les Kamites du continent et d’ailleurs

18. Les conclusions de l’Unesco organisatrice de leur confrontation avec le large parterre de scientiques du reste du monde, ont été en leur faveur, obligeant leur contradicteurs à repartir dans leur pays la tête basse.

19. Les religions dites révélées et leurs livres soit-disant sacrés sont des mal copiés et des mal collés de la Vision Kamite du Monde qui est antérieure de plusieurs millénaires.

20. Les Medu Neter (Paroles Divines) sont antérieures de 1000 ans à l’Ancien Testament, de 2000 ans au Nouveau Testament, de 3000 ans au Coran.

21. Les notions de Jugement Dernier, de Paradis et de l’Enfer ont été inventées par les Kamites au moins 2000 ans avant l’ère chrétienne.

22. C’est à cette époque que naîtra Ismaël, l’ancêtre des Arabes.

23. La race arabe n’existait donc pas encore dans l’humanité.

24. Voilà pourquoi Allah, dernier des Dieux que les humains se sont découverts ne connait pas l’emplacement du lieu du Jugement Dernier, du Paradis, de l’Enfer.

25. Il n’était pas en ces lieux comme maçon, ni architecte ni entrepreneur.

26. Il n’a pas la capacité de brûler qui que ce soit.

27. Il peut frimer en terrorisant les ignorants des enseignements de la Vision Kamite du Monde qui est formelle : LES DÉFUNTES ET LES DÉFUNTS N’ONT AUCUN BESOIN PHYSIOLOGIQUES. Ils ne connaissent pas le froid ni la chaleur, la faim ni la soif ni la copulation.

28. Ils sont de simples Parcelles d’énergie comme la Mère Père Primordiale, ils sont indestructibles.

29. Aussi le Féticheur kamite peut il affirmer TELLE ELLE EST, TEL JE SUIS.

30. S’il doit y avoir une race élue sur terre, cela ne peut être que la race noire HÉRITIÈRE DE LA QUINTESSENCE DE LA SUBSTANCE DE LA MÈRE PÈRE PRIMORDIALE : LA MÉLANINE.

Bonne lecture vigilante.

Doumbi Fakoly Doumbia
Écrivain Kamite, Panafricaniste
Président du Rassemblement pour la Réhabilitation de la Religion Négro-Africaine (3RNA-Maaya)

20/06/2020